Les vacances, c’est maintenant!

•29/05/2012 • 11 Commentaires


Alors là, pour une surprise c’est une surprise. Rendez-vous compte ! Ce matin le nouveau Grand Boss me demande de passer dans son bureau. Je grommelle que oui, s’il veut me voir il n’a qu’à me retrouver dans telle salle de réunion, j’y serais toute la matinée. Oui parce que là, il est au téléphone et je n’ai pas trop l’intention de poireauter les mains ballantes qu’il termine sa petite conversation qui l’empêche de m’en serrer une de main justement.

Plus tard, revenu dans mon humble bureau, je vois qu’il essaye de me téléphoner mais pas de chance pour lui, je suis déjà en ligne. Ha ha ha ! Je raccroche et le rappel automatique étant activé, il arrive à me coincer quand même le petit fumier; Je monte toujours en grommelant car j’ai plein de taf même que je suis venu montrer ma solidarité avec les vieux hier, lundi de Pentecôte et je ne l’ai pas vu pendant des mois et juste maintenant, il aurait besoin de moi.

Pour bien marquer mon manque d’envie de participer à quoi que ce soit qui n’aurait pas été planifié plus tôt, je rentre dans son bureau les mains dans les poches. C’est une expression, hein ! Je suis venu sans bloque note ni stylo. Genre, j’ai opté pour une candidature libre. Il commence par une sombre introduction fastidieuse dont il a le secret (secret transmis de génération en génération dans la famille des Grand Boss de mon taf à moi) pour ouvrir une chemise cartonnée avec mon nom écrit dessus !

Je suis tout ouïe. Blablabla … On en a parlé avec machin … blabla … Départ en retraite du Grand Boss… blablabla … demande de CIF acceptée … blablabla … Continuité de service… blablabla… STOP !! T’as dis quoi là ? La nouvelle commission informelle a validé mon dossier de demande de CIF. Et moi, pauvre tanche, de m’exclamer. Han ! Mais on vient juste de démarrer le nouveau projet de notre prochaine usine à gaz la semaine dernière ! Ça va pas être poss… Et je n’ai heureusement pas terminé ma phrase!

Ce n’est que bien plus tard, que mon cerveau a commencé à tourner un peu plus vite et a transmis alors toutes les infos nécessaires au reste de la tuyauterie et là j’ai senti comme une grosse envie de hurler : HIIIIII WOUAAAAAAAHH Bordel de Zeus, c’est trop de la balle ! Enfin un truc dans ce genre là. Et pendant que mes poumons commencèrent à retrouver une amplitude oubliée depuis plus d’un an, mon cœur quant à lui s’est gonflé d’une prestance tout à fait pétillante.

Un rapide tour d’horizon met en évidence qu’à partir même de la minute où le cri primal s’est fait entendre, j’étais en vacances. Je n’ai donc plus besoin de bosser sur ce projet d’usine à gaz qui sera reporté à mon retour dans huit mois. Et comme je suis en congés tout le mois de juillet et que je reviens en août pour démarrer mon CIF un mois plus tard, en septembre, je peux me lâcher la bride et siroter des cocktails avec des petits parapluies dans le verre pendant tout le mois de juin.

Bon ok, il m’a dit aussi qu’on devait attendre la confirmation de l’accord par courrier. Oui c’est ça, bien sûr. La la la la la la…

Les vacances de monsieur Elwë

•10/05/2012 • 12 Commentaires



Je crois que c’est la tout-toute première fois que je reste aussi longtemps chez ma mère. Une semaine complète, rendez-vous compte ! En même temps je n’y suis pas allé tout seul, j’étais accompagné d’Elwë. Il aime particulièrement ma mère et sa maison aux très grandes pièces où il peut cavaler tout partout à toute berzingue.


Moi j’aime un peu moins son enthousiasme rapport à ses tentatives de prendre la poudre d’escampette. On a bien essayé avec ma mère de lui enfiler un harnais rouge et jaune fluorescent acheté exprès à Jardiland, pour le sortir dehors en laisse mais il n’a pas apprécié son cadeau à sa juste valeur.


C’est là qu’on s’est aperçu que mon chat était pourvu d’un mode « Marche arrière » à l’issue esthétique plus qu’approximative. Et encore, je suis gentil. J’ai eu pitié et je lui ai retiré au bout de cinq minutes d’acrobaties stupéfiantes. Une fois la bête remise de ses émotions, il a continué à faire son intéressant comme si de rien n’était, le p’tit con.


Le tout nouveau jeu d’Elwë s’est de disparaître totalement de la circulation d’un seul coup d’un seul. Il reste totalement sourd à nos appels de détresse en restant bien planqué, le temps pour moi de mourir d’angoisse au moins trente six fois. Et puis finalement, il ramène sa fraise d’innocent aux mains pleines comme si de rien n’était.


Le salopard ! Ce n’est pas comme s’il n’avait jamais échappé à notre vigilance hein ! Car ce n’est pas la première fois qu’il trouve une faille dans notre système de sécurité. Deux fois déjà, je l’ai retrouvé dehors dans le jardin. Une fois même que c’est lui qui s’est jeté dans mes jambes, tout penaud pour rentrer en sécurité, à l’intérieur !


Mais là où je suis tout de même un peu fier de mon petiot, c’est qu’il sait sauter de tout en haut des armoires ! Même pas peur ! Et ce dans les deux sens. Ma mère l’appelle désormais « Mon cascadeur. » Je ne le savais pas aussi sportif ! C’est bien simple, il en a perdu du gras du bedon.


Peut-être qu’il veut me faire passer un message …

Fight club

•09/05/2012 • 10 Commentaires

C’est peu dire que ce matin je n’avais pas trop le cœur à rependre le chemin du bureau. Je ne me suis pas recouché pour autant après avoir dégusté mon petit déjeuner. Non, non. Le seul truc qui ne se soit pas passé correctement lors de ce premier matin de reprise c’est qu’Elwë ne m’a pas accompagné jusqu’à la porte de l’ascenseur.

Il doit sûrement avoir la pétoche d’être re-transbahuté dans son sac Courrèges de voyage. A peine arrivé, à peine reparti. Mon chat n’a pas voulu tenter le diable et s’est sauvé en trois nano secondes sous le lit. Impossible de le ramener à la raison et c’est fort contrarié que je n’ai pas eu mon bisou d’au revoir !

C’est arrivé au métro que j’ai commencé à m’énerver pour de bon. D’abord il faisait beaucoup trop chaud sur le quai de la ligne 11. A priori j’étais trop couvert. Ensuite il y avait beaucoup trop de monde déjà tout serré sur la plateforme de la voiture en queue de train.

Et là une grosse nana avec des cheveux frisotants partout en longueur se colle direct dans le poteau auquel je suis cramponné et d’un mouvement leste de sa main parfaitement synchrone avec celui de sa tête, me balance une grosse mèche de sa chevelure dans la tronche.

Je ne dis rien ! Mais je n’en pense pas moins comme dirait l’autre. Je me dis que pour deux stations ce n’est vraiment pas la peine de s’énerver et que je vais pouvoir respirer normalement dans pas trop longtemps. Ca c’était en théorie. Car lorsque les portes s’ouvrirent… Je ne peux pas descendre !!!

Une foule d’abrutis veut absolument grimper alors que je ne suis pas encore descendu. Ce n’est pas comme si en semaine, aux heures d’affluence, il n’y aurait que des trains toutes les 20 minutes. Non ! C’est toutes les deux minutes qu’il passe le métro, qu’on te dit !

Je n’ai absolument pas prémédité de quelque façon que ce soit mon comportement en sortie apnéique du wagon. Deux nanas me barrent le passage, m’empêchant de descendre. Resté en équilibre sur le seuil de la porte le temps d’un battement cil, mon cerveau reptilien s’empare du contrôle de la machinerie et envoie mon épaule droite s’échouer sur le premier obstacle venu.

Pile poil dans le flanc de l’une des nanas speedées. Mon allure qui était plutôt fière n’est même pas ralentie par cet impact, seule mon oreille m’alerte d’un désagrément. « Haaa ! » « Hoooooo ! » Suivi presqu’aussitôt d’un carnavalesque « Nan mais ça va pas ?! » Je me suis retourné sans ralentir mon allure  et j’ai lâché un tonitruant « Connasses ! »

Voilà comment j’ai démarré ma journée ce matin. Je n’en suis pas totalement fier mais je me sens « apaisé ».

Quand ça veut pas, ça veut pas

•17/04/2012 • 19 Commentaires


Il y a des jours et des semaines comme ça où rien ne s’emboite correctement. J’en veux pour preuve la semaine 14 où j’ai reçu par courrier une notification des MDPH* qui me refusent la prise en charge de mes prothèses audio sans renier ma qualité de travailleur handicapé pour autant. Je n’ai pas tout compris alors que j’avais bien pris le soin via un échange de courriers conséquent avec tous leurs services, de tout faire valider. Las! La prise en charge des prothèses ne peut se faire qu’avant l’équipement. Comme je suis déjà appareillé, ma demande ne peut aboutir. Donc si une de mes prothèses tombe en panne, je devrais refaire toute la chaine de validation avec tests audiométriques, présenter le refus de prise en charge de la sécurité sociale, etc.


La semaine 14 est aussi la semaine où j’ai reçu la non prise en charge de mon CIF** alors que l’école m’accueille bras grands ouverts après tests réussis haut la main et que mon boss est aussi d’accord pour ce congé individuel de formation. L’enveloppe budgétaire aurait explosée à cause de mon “gros” salaire. Un recours est possible pour obtenir ce financement mais je n’y crois pas du tout, du tout. Ma seconde chance est de re-postuler pour la même formation en septembre 2013. C’est fait mais j’ai du mal à avaler ce contretemps avec le sourire. Et non je n’ai pas les lèvres gercées.


C’est également cette semaine que ma DG a validé la signature d’un gros contrat avec un prestataire que je lui avais préalablement et vivement déconseillé. L’impression que ma voix n’est pas écoutée que je prêche dans le désert et l’appréhension de devoir porter pendant au moins deux années consécutives un projet sur lequel je sais d’avance qu’on va se planter m’ont fait monter des larmes aux yeux. Ho pas beaucoup hein! Mais le mouvement intérieur est bien celui là.


Alors je pensais me refaire une petite santé pépère la semaine suivante, la 15 donc, chez Maman avec mon chat Elwë*** sous le bras. Je savais qu’on devait réparer la batterie de la voiture de mon père qui se décharge toute seule rapport au fait qu’elle n’est plus tellement utilisée. Mon frère étant arrivé le vendredi, il a pris en charge la défaillance de l’auto. Mais le samedi on a trouvé le moyen de faire péter le disjoncteur général électrique de la maison. Cela veut dire, qu’on n’a plus de chauffage, plus de lumière et que le stock annuel de barbaque congelée dans le congélateur au sous sol doit être cuisiné dans les 24 heures.


Je ne vous raconte pas la panique. En même temps le truc bien, c’est que lorsqu’il y a un gros pépin au sein d’une équipe, c’est qu’au lieu de me prendre la tête à deux mains en psalmodiant des “Han mon dieu c’est la catastrophe, on va tous mourir!” je reste étrangement serein pour préserver un bon ratio de personnel à tendance zen. Je dédramatise au possible en me focalisant uniquement sur les actions concrètes à mener pour remédier aux problèmes et je prie intérieurement très très fort que mon frangin ne pète pas un câble.


Et fort heureusement pour vous, la solution est venue d’elle même sans aucune tentative de suicide à notre actif (passif ?) Le bouton poussoir du transformateur a réussi à se réenclencher tout seul comme un grand. L’avis d’un voisin électricien de métier nous a par ailleurs rassurés que non, il était inutile de refaire toute l’installation électrique de la maison. On l’a échappé belle !


Donc Vendredi on a remis en état la voiture qui sert à l’approvisionnement de Maman en semaine. Samedi on a remis l’électricité et ce n’est que Dimanche qu’on a failli tous mourir intoxiqués au monoxyde de carbone. L’alarme de détection du gaz mortel du chauffe eau s’est mise à hurler dans la maison entrainant une certaine vague de panique dans son sillage. Ceci dit, ce n’est pas parce qu’on réussit à stopper l’alarme en appuyant au hasard sur tous les boutons du machin qu’on a résolu le problème, hein!


C’était bien le jour de la grosse galère qui s’est invité dans ce weekend qui s’annonçait plutôt sereinement. Dimanche de Pâques avec son lundi férié dans la foulée n’augurait rien de bon dans nos chances d’être dépannés rapidement. C’est le début pour ma mère d’une existence sans eau chaude courante pour faire la vaisselle et sa toilette. Parce que le coup de faire chauffer des casseroles d’eau ça va bien cinq minutes mais là elle entame sa deuxième semaine moyennement confortable.


Alors si vous connaissez quelqu’un de discret et efficace, pas trop cher dans la région de La Ciotat pour accepter un contrat de type homicide involontaire, je suis preneur. Le propriétaire de ma mère y réside. Il va tout faire pour ne pas recevoir le devis de remplacement du chauffe eau, faire trainer le plus longtemps possible pour être finalement acculé à un procès qui va durer plusieurs mois (comme ce fût le cas pour le remplacement de la chaudière il y a quelques années de cela) Mon frère et moi sommes déterminés à ne pas être emmerdés par ce gros connard et priver ma mère d’eau chaude à tous les étages pendant six mois.


Merci.

*MDPH : Maisons Départementales des Personnes Handicapées

** CIF : Congé individuel de Formation

*** Elwë : le plus beau chat du monde

Je ne suis pas une chochotte

•27/03/2012 • 20 Commentaires

Ooooooo jourd’huiiiiii, j’ai rencontrééééé ta lalalala ! Non je rigole, je n’ai pas rencontré l’homme de ma vie même si on m’a tripoté les gonades plus que d’habitude. Aujourd’hui à l’aube, alors que mes congénères se tapaient la discute autour d’un café avant de réellement se mettre au travail, à 9h55 plus précisément, je me suis fait enregistrer au bureau des admissions, secteur orange, bâtiment Charcot, porte 5, rez-de-chaussée de l’hôpital Tenon, Paris XXe.

Et c’est là qu’on s’est aperçu avec d’autres patients que le comble pour un hôpital c’est d’oublier un accès handicapé suffisamment large pour que les malades en chaise roulante puissent retirer le leur de dossier d’admission. Du coup, on a pu assister affligé à un étrange ballet de portes qui s’ouvrent et puis qui se ferment pour que les infos passent bien du malade en fauteuil stationné en double file dans le couloir vers le préposé aux enregistrements des admissions et inversement.

Bref, bref. Voilà que le Monsieur aux lunettes au verre fumé arrivé juste cinq minutes après moi s’est octroyé la mission des « C’est à la dame avec la perfusion qui doit passer » et des « Vous avez rendez-vous à quelle heure ? Et vous ? Vous êtes là depuis combien de temps ? » « Parlez plus fort il est sourd ! » Oui, il a parlé de moi en ces termes ! J’ai fait semblant de ne pas entendre.  Et plus personne n’a essayé de gruger une place dans la file d’attente, entre les chaises roulantes, les cannes, les perfusions, les pyjamas en pilou pilou, et les mises en plis toutes avachies.

Le préposé aux dossiers des admissions n’a pas eu l’air d’apprécier que je ne lui répète pas mon nom en hurlant lorsqu’il m’a adressé la parole de derrière des casiers et autres meubles métalliques des années 50 période post-nucléaire. Il est revenu dans son box, a ouvert la bouche pour sûrement me dire quelque chose de très désagréable puis s’est ravisé en observant fort à propos que je lui présentais mon profil gauche avec mon index pointant la pitite prothèse qui dépasse de mon oreille. Connard !

Et de là, avec mon précieux dossier sous le bras, je suis parti à l’accueil de la radiologie, secteur jaune, bâtiment Joliot, porte 4 à 6 (Ha ! Y a un piège) rez-de-chaussée. J’ai attendu que la dame de l’accueil finisse de déblatérer avec un collègue pour faire entendre ma voix. Je dois patienter qu’elle me dit. Ça tombe bien car voyez vous je ne suis pas trop rassuré sur mon sort dans les quelques heures qu’il me reste à vivre qui vont suivre.

En début d’année, je me suis aperçu que l’opération d’une varicocèle gauche effectuée par un boucher charcutier traiteur (urologue place de la Bastille), il y a une dizaine d’années avait un peu foirée au vue d’une veine un peu douloureuse au niveau du testicule gauche qui me faisait des kikous intempestifs. Frisson d’horreur ! Esthétiquement parlant ça passe complètement inaperçu. Par contre c’est assez douloureux quand une érection prolongée se pointe.

Alors c’est quoi que cette opération de varicocèle ? Comme je suis bon et généreux je vais vous épargner la page Wikipedia. La varicocèle correspond à une dilatation veineuse au niveau des bourses le plus souvent lié à un reflux à partir de la veine spermatique. Le traitement (chirurgical ou radiologique) consiste à empêcher le reflux veineux vers les bourses en obstruant la veine spermatique (testiculaire).

C’est tout de suite devenu beaucoup plus clair dans vos esprits maintenant, hein ! Moi qui voulais détenir le blog le plus glam de toute la galaxie, j’en suis pour mes frais. En clair, c’est quand la veine dans la gonade ne fait pas remonter le sang dans le circuit. Du coup elle gonfle cette connasse et ça fait un peu mal mais parfois beaucoup. Et je t’explique pas comment c’est la merde pour gérer ton plan Q.

Et l’opération consiste à ligaturer cette veine (c’est comme faire une rosette en mettant un doigt sur le nœud) (oui, je sais c’est un peu scabreux) en sachant qu’il y a plein d’autres petites veines pour assurer la vascularisation de ta couille, le retour veineux que ça s’appelle. En tous cas, c’est ce qu’il m’a répondu le docteur quand je m’en étais inquiété lors du diagnostic.

Il y a dix ans de cela, le boucher charcutier traiteur (urologue place de la Bastille) avait opté pour l’opération chirurgicale franche. On ouvre la bidoche, on fait un nœud à la veine, on referme, on fait dix centimètres de point de croix sur le bide et roule ma poule. Oooooojourd’huiiiiii, on passe par voie veineuse. La ponction se fait au niveau de l’aine droite.

On rentre par la veine fémorale, on chemine vers les veines du pelvis (Presley) puis la veine cave inférieure, la veine rénale et l’on descend dans la veine qui alimente la varicocèle. On pompe l’excédent de sang, on envoie un liquide pour souder la veine et on fait une ligature. Et voilààààà ! Sous vos applaudissements.

Maintenant fermez les yeux et imaginez le cheminant dans votre tête. Vous y êtes ? Parfait. Et maintenant le premier qui me dit que je suis une chochotte n’a pas bien fermé ses yeux ! Parce que non seulement on va vous ouvrir tout de même un peu le bide, ça touche de très près une gonade mais c’est lié aussi aux reins, à la circulation sanguine, le cœur toussa, mais en plus c’est sous anesthésie locale.

Alors quand je suis arrivé dans le bloc, la première chose que j’ai demandé c’est si je pouvais enlever mes lunettes et ma prothèse audio. Surtout pas qu’elle me dit la dame. Le chirurgien a besoin de vous. Tu m’étonnes ! « Allez maintenant on respire très très fort pour gonfler à bloc ses poumons. » « Bloquez ! » « Et maintenant vous poussez sur votre ventre » « Respireeeeeeez » « Allez maintenant on respire très très fort pour gonfler à bloc ses poumons. »…

Avant même qu’il ne me touche, j’avais déjà commencé à partir dans le vagal. Malaise ! Et hop la dame qu’elle me file un shoot de 500 kg de chais pas quoi dans le bras. Ou 500 litres, je n’ai pas bien entendu ce que lui a dit le chirurgien. En tous cas, mes suées sont stoppées nettes, mon rythme cardiaque s’est stabilisé. Oui je le sais car j’étais branché et j’entendais le « bip » « bip » « bip » régulier et rassurant quelque part avant qu’il ne s’emballe.

N’empêche que sa piqûre a eu son petit effet. Je me suis senti presque joyeux, un peu parti et j’ai même chantonné à mi voix des « la la la la la » qui dans ma tête donnait « Papa don’t preach, I’m in trouble deep. Papa don’t preach, I’ve been losing sleep…. » Et j’ai donc été très agréablement surpris d’entendre un « Et voilà c’est fini ! » Sous vos applaudissements.

DitoMdna

•26/03/2012 • 11 Commentaires

mdna c'est pas que de la daube non mais!Vous voulez savoir si le dernier album de Madonna c’est une grosse daube ou pas?

Je m’étais promis de vous éclairer à ce sujet car voyez vous, j’ai acheté son CD samedi après-midi, bien avant que le peuple ne se le procurût. Rût? Rôt? Rât !!! dans les boutiques ce lundi. Et pourquoi donc un CD? C’est complètement HasBeen! Au 21e siècle on achète des MP3 en les téléchargeant sur des plateformes officielles. Kikou HADOPI!

Non moi, j’ai acheté le dernier exemplaire du stock du fournisseur officiel des chansons de madame Madonna sur la place de Paris. La province n’a qu’à mourir. Seize euro que ça coûte! Ce n’est pas donné dis donc! Mais j’ai le CD, la boîte du CD et les photos de la bête dans la boîte.

Alors je me suis installé sur mon canapé et j’ai lancé le bouzin! Trop naze le son! Je ne reconnais même pas la voix de Madonna et Elwë (Le plus beau chat du monde) ne semble pas du tout apprécier le niveau sonore. Alors je branche le casque, et hop c’est parti mon kiki! Ce n’est pas parti très loin finalement.

Le premier morceau Give Me All Your Luvin’  me plait bien. Très, très bien même. Sans doute parce que je l’ai déjà entendu dans Internet et que la mélodie m’est familière. J’ai l’air de mégoter alors que non! J’ai lancé un magistral “Ha bah merde alors, c’est déjà fini!” lorsque le deuxième titre a démarré. Oui, oui j’avoue. J’ai commencé à me tortiller du cul sur le canapé en remuant le tête dans tous les sens.

Et puis j’ai voulu continuer avec Girl Gone Wild mais j’ai vite arrêté car apparemment je fais peur à Elwë avec mon casque sur la tête. Il me regarde bizarrement, on dirait qu’il fait les gros yeux! Soit c’est le casque, soit il entend le bruit qui doit s’échapper des écouteurs et il n’aime pas. J’ai tout arrêté. Musique et chorégraphie innovante comprise!

Alors pourquoi j’écris ce billet si c’est pour ne pas répondre à la question ? Juste pour dire au monde entier que j’ai le CD de MDNA et que je m’offre le luxe de ne pas l’écouter jusqu’au bout! Moi aussi je vous aime :o)

Finalement vous feriez mieux d’aller voir là : clic!

Edit 21:15 : En fait le 2e morceau je ne sais plus du tout ce que c’était. iTunes était en mode lecture aléatoire. Par contre j’adore “superstar” !!

Les dieux de l’Olympe ne sont plus respectés de nos jours

•16/03/2012 • 23 Commentaires

C’est un véritable scandale !

J’ai réservé mes billets de train pour les vacances de Pâques chez maman. La mention dans les commentaires allusifs à la fête Pascal et à celle concomitante des cloches n’est à présent plus pertinente, je viens de la mentionner. Ça c’est fait. Je me connecte donc sur le site de la SNCF « Voyage voyage» qui est une merveille de technologie et d’ergonomie du 21e siècle et commence ma réservation.

Voyage voyage
Plus loin que la nuit et le jour
Voyage
Dans l’espace inouï de l’amour
Voyage voyage
Sur l’eau sacrée d’un fleuve indien
Voyage
Et jamais ne reviens

Alors, départ de Paris : oui, Arrivée à Rouen : oui, Retour : bah oui, Place assise : et ma main dans ta gueule ? Tiens c’est quoi ce nouveau truc ? C’est nouveau cette rubrique « Voyagez avec votre animal de compagnie » et difficile de faire semblant de ne pas la voir avec ce rouge flashoo qui ne va pas du tout avec ma charte graphique. Je clique sur le bidule et je m’aperçois à mon grand désarroi que je ne pourrai plus gruger la SNCF sur le prix du voyage de mon Elwë à moi que j’aime.

Bon en même temps je n’ai jamais été verbalisé pour ne pas avoir acheté un billet pour mon chat. Soit le contrôleur me disait : « La prochaine fois il faudra payer la moitié du prix de votre billet », soit « La prochaine fois il faudra payer 6 euro », soit « La prochaine fois il faudra payer un montant forfaitaire », soit « Rendez-vous dans les toilettes en queue de train ».

Jamais et je dis bien jamais, je n’ai payé d’amende. Il suffisait que j’explique à la bombasse avec un beau sourire et des yeux brillants que sur internet il n’y avait pas la possibilité de réserver un billet pour le chat. Et c’était vrai. Et quand bien même !

Un jour, je suis allé au guichet en gare. Oui, il y a encore des gens, je veux dire des êtres humains avec de la chair, du sang, des tripes et du boudin, qui vendent des billets de train ! Et fort malicieusement en plein milieu de la transaction non sécurisée, je place une phrase avec la mention du chat qui voyage avec moi. L’être humain en face de moi, de l’autre côté du comptoir n’a même pas relevé et je n’ai eu à payer que ma place.

Moi j’y vois comme un signe du destin ou un message envoyé par les Dieux de l’Olympe qui dirait en somme : « On ne touche pas au chat de PascalR, Elwë ce chat de lumière. Nul sur Terre ne pourra lui porter préjudice ou le faire voyager autrement que gratis. Dans les cieux Elwë voyagera exclusivement en Première et tu ramèneras le pain, merci. »

Et c’est vrai. Dans l’avion, jamais un steward bombasse n’a exigé que je mette Elwë sous mon siège. Il a toujours voyagé sur mes genoux et j’ai même défié toutes les règles de sécurité actuelles et futures en ouvrant son sac de transport Courrèges (copyright Fab) pour pouvoir le caresser et le rassurer dans les trous d‘air.

Mais tout ça est bien trop beau. Car La poste en n’a rien à faire des recommandations avec accusé de réception envoyées par les dieux de l’Olympe, fussent-ils bombasses car l’objet du scandale arriva un beau matin dans ma boîte aux lettres. Les billets imprimés par la SCNF elle-même sont dans une enveloppe avec mon nom à moi écrit dessus.

Et qu’est ce que je trouve dedans ?

Deux billets pour moi, et deux billets pour un chien ! WTF !!!

 
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