Bonne année

•01/01/2014 • 12 Commentaires

Bonne année

Grrrroarr

•14/12/2013 • 13 Commentaires

Grrrroarr

Attention chat qui rugit

J’aime pas les rouquins

•05/08/2013 • 18 Commentaires

Tiber le rouqinBon bah voilà! J’ai adopté un second chat. Ça fait déjà un moment que j’y songe mais il y avait toujours des empêchements pour passer à l’acte. Ce n’est pas un achat pulsionnel sur web avec la CB posée à côté du clavier, non, non, non! C’est beaucoup plus compliqué que ça. Quand j’ai adopté Elwë, je voulais un jeune chat autour d’un an, propre, vacciné, tatoué, stérilisé. Mais surtout je voulais qu’il se passe une rencontre où le chat a aussi son mot à dire et j’avoue que ça s’est passé comme je le rêvais.

Pour Tiber, je voulais un chaton parce qu’un chaton c’est trop trop mignon. Je l’imaginais tout blanc, ou tout noir ou bien tigré gris aux yeux bleus. Mais surtout pas un rouquin! J’ai du mal avec leur truffe rose et leurs coussinets rose fluo. Ça me fait penser à de la viande et je n’aime pas ça du tout! J’aime pas les rouquins!

Quand nous sommes revenus de Barcelone avec Elwë, j’ai bien noté que le coup du sac de voyage et les virées en combo taxi-avion, il ne faudrait plus trop y compter sans une mise au point musclée avec le fauve tant il a été une semaine durant stressé à l’heure des départs pour le taf. Il courrait se cacher sous le lit chose qu’il ne faisait plus. Le pacte de confiance était brisé.

Le mois d’août me semblait être la meilleure période pour l’adoption car les horaires au taf sont moins chargés que d’habitude et me libéreraient du temps à passer avec le chaton. Sur le site de l’association Orfélins, il n’y avait pas de chatons alors j’ai cherché le refuge SPA le plus proche de chez moi et c’est celui de Gennevilliers qui a gagné.  Gennevilliers dans le 92! Han de l’autre côté du périph’! J’aime pas du tout, du tout, du tout.

Elwë depuis une petite année, je le voyais bien qu’il s’ennuyait. Le déclencheur ça a été pendant les sept mois durant ma formation où je ne consacrais pratiquement plus de temps au chat, la tête plongée dans mon écran à faire de "la création" (geste des mains qui vont avec #PokePierre) Le chat, patte sous le menton, soupirait d’un ennui ferme.

Je vois passer sur le site du refuge SPA des photos d’une portée de chaton gris tacheté, je suis tout excité mais le planning ne colle pas et les chatons sont vite adoptés. Reste deux chatons blancs et roux et un nouveau venu tigré roux. Les deux photos sont bien foutues, elles montrent un beau chaton au grand regard étonné. Ça me rappelle forcément celui d’Elwë-le-consterné-permanent.

Rendez-vous est donc pris samedi matin pour rencontrer le petiot. Je passe mes dernières heures avec Elwë, le plus beau chat du monde, en mesurant bien que tout va être bouleversé à mon retour mais que c’est pour son bien. Tout le monde aura compris que cette adoption n’est pas pour me faire plaisir à moi mais pour rendre la vie plus attrayante à mon Elwë, le gros chat à son pôpa.

Après avoir visiter une partie de la ville de Saint-Denis, perdu de chez perdu, tournant et retournant au gré des déviations engendrées par les travaux d’été, je me retrouve, enfin,  devant le refuge. Et je rentre dans une cour bizarre, moche, sinistre au possible. Je suis les panneaux d’indication et j’arrive dans un tout petit bureau franchement inamical. Je me suis trompé d’entrée, ici, c’est le bureau pour abandonner son animal pas pour adopter!

Enfin redirigé sur la bonne entrée, je suis accueilli par un grand chien qui me lave la main avec beaucoup de conviction. Sophie m’emmène voir le petiot dans une pièce à l’écart, au calme. Et hop, elle ouvre la porte du sac. Hoooooo mais il est tout petit!!! C’est le cri du cœur! Il est m-i-n-u-s-c-u-l-e ! Lui, sans demander son reste, commence une exploration énergique des lieux et Sophie le rattrape d’un geste leste pour me le fourguer dans les bras. Il est tout chaud, tout maigre, il gigote. Je sens ses os, il est vraiment maigre et il doit manger de l’air tellement il est léger.

Je valide son parcours santé et découvre que ce petit chat est né en Guadeloupe et que la SPA Marie Galante l’a envoyé au refuge de Gennevilliers car là bas on n’adopte pas les chats. Déjà si petit, il a eu son baptême de l’air avec neuf heures de vol dans les gencives! Et puis on doit le remettre dans son sac, il a juste le temps de me tendre sa patte. La machine à remonter le temps et les émotions se met en marche dans ma tête, je revois mon Elwë faire la même chose près de trois ans plus tôt.

Elwë fait grave la tronche! On ne peut pas dire qu’il lui a réservé un franc et amical accueil à la petite crevette. Non, non, non. Il prend son rôle de nouveau papa très au sérieux. C’est à dire qu’il lui colle des baffes à chaque nouvelle intrusion sur son territoire ou à chaque nouvelle initiative. C’est à dire presque toutes les cinq minutes et ça ne décourage nullement le petiot qui continue son aventure contre vents et marées.

Ce week-end, on a eu chaud on a passé deux jours tous les trois confinés dans l’appartement à se découvrir. A s’amuser, à avoir peur aussi. Mon job à moi, que je prends très au sérieux également, c’est de les laisser faire, de ne pas intervenir alors que de voir mon Elwë se transformer en petit tortionnaire me fait beaucoup de peine mais moins je le confesse de voir ce petit bout de choux assis sur son cul les yeux tout mouillés implorant un réconfort de toute urgence.

Ce matin je les ai laissé tous les deux tout seul. Comme j’ai oublié mon passe Navigo je remonte, et je retrouve le petit Tiber toujours occupé avec un joujou qui chouine au bout d’une ficelle et Elwë planqué sous le lit. Bien, on croise les doigts et on espère retrouver tout le monde en bonne santé ce soir. Je suis un peu inquiet même si j’ai fait promettre à Elwë de ne pas être trop vindicatif. "C’est encore un bébé, tu sais!"

Et donc je dois bien l’avouer, je commence vraiment à fondre devant ce petit Tiber qui vient me faire des câlins en ronronnant comme un Airbus A380.