Rechute

Ce matin c’était la reprise au taf après une semaine de récupération suite à ma prestation samedi dernier d’incident voyageur sur la ligne 9 du métro. « Un traumatisme crânien » ça a de la gueule tout de même annoncé comme ça. A priori on survit plutôt bien, j’en veux pour preuve l’excellent déjeuner et l’après-midi passé vendredi et mon aller retour de dimanche au Kiss-in parisien.

Hier soir tout est ok, je pense avoir préparé toutes mes petites affaires pour la reprise du collier.

Et puis ce matin au réveil petite douleur diffuse entre les omoplates. Je prends bien le temps de m’étirer dans tous les sens, de me réveiller avant de sortir du lit. Arrivé dans le séjour patatras la tête se met à tourner et je me vautre sur le canapé autrement plus moelleux que le béton d’un quai.

Ok je relativise, je me suis peux être un peu trop vite précipité vers mon iMac qui avait terminé pendant la nuit le transfert de toutes mes photos sauvées d’un HD externe dans iPhoto. (toujours pas convaincu de l’intérêt de la chose)

Ben non. Plus le temps passe plus je sens la petite gêne s’installer au niveau du sternum. Je m’enfile un cacheton pour diminuer la douleur (pas très shiatsu tout ça mais là je n’ai pas le temps) Puis arrivée en fanfare au taf. Toutes les secrétaires sont bien évidemment au courant et viennent me demander des nouvelles, ce qui est plutôt très sympathique. Sauf bémol à l’euphorie générale, la responsable du personnel rentrant de congés n’avait pas toutes les billes en main pour suivre administrativement mon dossier d’arrêt de travail dans le cadre d’un accident de travail. La chose est sérieuse. Mais elle s’est montrée très pro et je suis armé dès à présent d’une feuille de route à présenter à chaque consultation.

Je ne découvre pas vraiment mes mails pour les avoir déjà consultés et triés à la maison. Mais je sens bien que malgré ma détermination à traiter les dossiers chauds, le cœur n’y est pas. Ca y’est, je ne peux plus respirer normalement sans que mes côtes agonisent. A l’heure du déjeuner ma nuque me tire sauvagement. Je reprends espoir au restaurant en savourant l’accueil chaleureux du serveur choupinou (mon dieu qu’il est maigre ou alors c’est moi qui suis gros) Une relative détente se fait sentir à travers mon corps.

Mais sur le chemin du retour, c’est clair je ne vais pas pouvoir terminer la journée. Les épaules me font un mal de chien. Je continue néanmoins à passer des coups de fil prioritaires qui ne mobilisent pas trop de concentration. Deuxième cacheton. Et j’attends des hypothétiques mails de ma hiérarchie sur le gros dossier du siècle.

Je ne perds pas mon temps pour autant. Je prends un rendez-vous chez mon généraliste demain après le petit truc de rien du tout qu’on va m’arracher mes trois agrafes de dix centimètres plantées dans mon  crâne. A l’hôpital, les horaires sont de 8h00 à 16h30 et non monsieur on ne prend pas rendez-vous, on vous appellera en salle d’attente. Demain donc je me lève aux « horreurs ». Je prends aussi un rendez-vous chez Gérard mon PsychoMachinChose qui dans sa bonté infinie ne peut me recevoir que le mercredi 26 mai à 16h00 et pour le même jour j’ai anticipé un peu en prenant un second rendez-vous chez le généraliste à 10H00. L’impression d’avoir été efficace.

C’est demain aussi que je vais savoir si je dois vendre un rein ou deux pour me payer une nouvelle prothèse audio tombée en panne. Je commence à en avoir assez de ne rien entendre du tout. Là!

Le lien de cause à effet entre le travail et mes crises de chez pas quoi est maintenant clairement établi. Mais comment l’aborder en milieu hospitalier? Au généraliste, qui va vouloir me prescrire des antidépresseurs? Reste mon Gérard mais ça va faire long à attendre. Je dois gérer aussi mon immense contrariété de ne pas pouvoir programmer un seul séjour de vacances en mai alors que j’ai posé deux semaines.

Bref tout ça fait beaucoup trop d’un coup. Ha oui j’oubliais, à 16h40 je reçois un mail à propos du grand chantier du siècle et d’une réunion qui a été programmée précisément le mercredi 26 mai. On me demande d’y être alors que je n’ai pas reçu suivant le planning prévu toutes les pièces du dossier, ni instructions de ma hiérarchie.

J’ai répondu par la négative en détaillant par le menu tous les rendez-vous médicaux pris jusqu’à cette date. Et me suis sauvé pour ne pas mourir encore une fois!

Mais demain je serai fort et courageux, je promets.

~ par PascalR sur 17/05/2010.

12 Réponses to “Rechute”

  1. Courage, que la force soit avec toi !

  2. Des vacances, loin de tous stress !

  3. Si ça doit continuer comme ça, mieux vaut ne pas attendre 2012, non? Si tu restes perclus de douleur ou shooté aux médocs comment veux-tu trouver et choper de beaux-bruns-grands-musclés-ptits culs-yeux bleus…?? Mets-toi au vert au moins quelques jours, là on dirait que ça urge un peu.

  4. Ça y’est je suis au vert jusqu’au 26 mai. J’espère seulement qu’une fois bien reposé tout ne va pas recommencer. Faut que je change d’attitude car en face ce n’est pas prêt de bouger. Zen attitude!

  5. Courage et bisous.

  6. bon courage et bonnes vacances! soumets-toi à la vertitude!

  7. dis donc ça ressemble très fortement à des crises de panique tes crise de chezpasquoi, dis moi…drôle que pas un seul de tes infirmiers / médecins / pompiers (dont j’attends toujours les photos, ne mens pas je sais que tu les as) fassent le rapprochement devant des signes cliniques aussi évidents (et après avoir écarté toute autre étiologie fonctionnelle / physiologique).
    La panique (terme médical) est un processus qui permet au cerveau, devant une situation qu’il ne peut pas gérer (consciemment ou inconsciemment), de littéralement s’échapper… en faisant un « shutdown ». Pour se faire, ce con de cerveau n’a pas trouver de meilleur moyen que l’asphyxie et donc il créé les conditions telles pour parvenir à ces fins. La boucle est bouclée et cela fera 550 euros pour la consultation non merci je ne prends ni la CMU ni la carte bleue mais des billets.

    • Yes doc! Vous avez tout à fait raison. Au docteur, hier je lui ai bien précisé les conditions réunies pour se choper ce « shutdown ». Elle ne m’a rien proposé par contre elle a dû bien voir ma panique à l’idée que je reprenne le taf sans passer par la case psy. D’où prolongation de l’arrêt jusqu’au 26 mai.
      Merci je te file un Mars et un bon gratuit pour une pipe dans le bordel de ton choix :o)

  8. Rhooo mais que c’est choli!!!

  9. Excuse hein, je parlais du blog, je lirai les billets au bord de la piscine et on debrief après… ça va bien quand même? (j’ai un peu lu ce billet…) bisous bisous!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :