I/O/I

Le centre d’exposition DHUB (Disseny Hub Barcelona) juste en face du musée Picasso, c’est mon petit jardin secret à moi. Déjà l’année dernière dès que je passais à côté  j’y allais tout le temps. Ce n’est pas bien difficile habitant à trois pâtés de maison plus loin dans le quartier d’El Born.

Et donc il y avait  une expo qui jouait sur l’interactivé de la chose artistique proposée et celui qui la regarde. En fait c’est le concept principal de ce lieu. Il y avait par exemple ce grand mur rempli de mots fléchés à compléter, un mur à colorier avec des feutres et puis mon préféré : écrire un truc sur un post-it et le coller avec tous les autres sur un grand panneau pour former une gigantesque fresque de messages colorés.

Deux jour de suite j’y suis allé pour coller mon message « I’m proud to be gay! »

Cette année l’expo s’intitule I/O/I. Pour Input/Out/Input; pour un signal rentrant , une réponse est donnée et à nouveau un signal entrant est donné à la machine.

Plein de petites machines (des installations) sont exposés ou tu appuies basiquement sur un bouton pour que le bidule se mette en mouvement ! D’autres plus sophistiquées détectent tes mouvements et réagissent en conséquence et toi tu essayes de les contrecarrer.

Il y en a qui font de la vapeur, du bruit, des mouvements mécaniques ou de la lumière.

Il y avait aussi un truc où j’ai pris beaucoup de risques car la réponse à mon stimuli était sonore. Je crains avoir loupé la réponse (même en mettant sur mes oreilles le casque audio) mais sûrement pas pour tout le monde. Notamment la méchante gardienne qui passait derrière moi pour remettre tout en ordre alors que moi je repassais encore une fois derrière pour tout déranger (c’est le principe même de l’expo, on ne va pas se gêner) J’ai donc bien articulé dans le micro « I’m proud to be gay! » plusieurs fois de suite mais je n’ai rien entendu en retour. Le mystère reste entier.

Un pola posé sur une télévision allumée qui te tire le portrait et tu vois ton cliché tomber en direct dans la télévision juste en dessous! Jubilatoire. J’ai tellement pris de photos de moi que je soupçonne la gardienne pas gentille d’avoir coupé le truc car quand j’y suis retourné pour une autre série ça ne marchait plus! La garce!

Et puis, il y a le jeune mec sûrement étudiant qui a carrément insisté pour m’expliquer tous les machins. J’ai adoré sa spontanéité et sa gentillesse. Il avait à cœur de partager sa passion. Ça tombait bien car moi je suis comme un gosse dans un magasin de jouets. Faut que je tripote tous les boutons, les manettes, passer ma main a travers un rayon rouge qui reconnaît les formes. Nulle expérience de ce type ne me résiste. C’est ainsi d’ailleurs que j’avais découvert l’Appli Bloom pour iPhone (de Brian Eno et Peter Chilvers) avec Fab dans un musée du design sur les bords de la Tamise.

donc pour ce jeune homme, je suis son client idéal. Plusieurs fois, il est venu à la rescousse pour m’expliquer en anglais approximatif le principe du truc exposé et puis aussi vite qu’il était accouru, il repartait derrière son petit bureau. S’il y a de l’interaction, il faut bien se bouger, faire un truc et parfois je ne savais pas par quel bout le prendre. C’est comme ça que l’on a pu m’apercevoir souffler de toutes mes forces dans une sorte d’hygiaphone (j’avais pourtant bien suivi le picto) alors qu’il suffisait d’appuyer sur un bouton pour faire tourner l’hélice.

Et le grand final, ça a été le truc bizarre collé au sol, un peu vaisseau spatial. Mon jeune guide m’entraîne presque par la main et grimpe, saute sur l’installation pour me montrer qu’il ne faut pas faire comme les autres, juste passer à côté. Le truc, c’est qu’il faut marcher dessus, sauter sur les marches et puis les remonter.

Trop de la balle, non seulement les formes changent de couleurs mais les arrêtes s’allument, s’éteignent ou clignotent voire même se mettent en vibration. La perte des repères est assez drôle. J’ai fait un baroud d’enfer pendant que d’autres passaient juste à côté en faisant la fine bouche!

Ha les cons!

Sinon pour l’expo elle se trouve à l’étage, en bas sont exposés des robes et les chapeaux d’une dame dont j’ai oublié le nom (en vrai je n’ai même pas cherché à savoir qui c’était)

~ par PascalR sur 14/07/2011.

4 Réponses to “I/O/I”

  1. Bon, ben tu y retournes, tu reprends un Post it, tu écris « I’m proud beguine, thérèse » et tu le colles à côté du tien. Merci d’avance.

  2. @TT02 : Mais c’était l’année dernière les post-it http://flic.kr/p/8kAqhE

  3. La vache, ça avait l’air géant. Et tu as bien géré pour les photos ! Et le guide… j’aurais espéré au moins une petite description parce que juste « étudiant », c’est vague ! :D

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