Le film catastrophe de l’été

Bon allez, je prends le temps d’écrire mon billet de rentrée. Parce qu’il ne faut pas croire tout ce qui se lit dans les journaux. Non, au mois d’août, en France, à Paris, tout ne s’arrête pas. J’ai découvert dans ma boite mail pro des messages longs de trois kilomètres qui sont des réponses à des transferts en masse, eux même des réponses de compte-rendus de réunions auxquelles je n’ai pas assistées et on me demande de finaliser deux projets pour la fin du mois!!! Heu… Tous mes correspondants sont en congés ! En clair, on m’a sucré mon deuxième mois de vacances!

Et dire que j’ai failli ne pas revenir de Barcelone. D’abord il y a eu cette fausse bonne nouvelle comme quoi les stewards d’Air France feraient grève juste pour moi. Et pis non finalement. Par contre avec Georges qui est venu vérifier si je ne maltraitais pas mon bébé d’amour, le plus beau chat du monde, Elwë himself, on a échappé à la fin du monde locale samedi après midi. Des trombes d’eau ont envahi les escaliers puis les couloirs du métro. On n’a rien vu de ce qu’il se passait dehors. Par contre on a admiré le plus grand concours de tee-shirt mouillés jamais organisé au monde!

Et puis on avait nos avions respectifs à prendre dimanche en fin d’après midi. Logiquement il aurait fallu rendre l’appartement à midi. Moi ça m’embêtait sérieusement rapport au temps passé par le chat dans son panier de transport. En partant à midi, il se serait tapé près de 9 heures de captivité. Il en était hors de question! Donc le matin je descends à la réception pour connaître les modalités à envisager. Personne à l’accueil. Bon je retarde encore le temps pour moi de faire la valise.

On s’en va prendre notre petit déjeuner près d’une cathédrale (une fausse cathédrale dont la rosace est franchement basse du cul) et on se ballade. A midi toujours pas de personnel de disponible et le numéro de téléphone de l’autre tapiole de directeur ne marche pas! On décide de couper la poire en deux et de partir vers 14 heures. Ce sera donc sept heures pour le chat. On en profite pour constater de visu dans le parc près du zoo, les dégâts causés par la mini tempête d’hier avec moult arbres cassés en deux gisants sur le sol.

Et là ça commence à se barrer en sucette! La carte magnétique n’ouvre plus la porte, ni la seconde d’ailleurss. Mon chat est enfermé à l’intérieur!!!!! Au secouuuuuurs! Visiblement la femme de ménage est passée car les draps sont dans les sacs de type conteneur sur le palier. J’essaye un peu d’humour pour détendre l’atmosphère; C’est le passage de la femme de ménage avec son passe qui a déprogrammé nos cartes. Ouais bah en fait c’est exactement ça. Je cavale dans tous les étages, et couloirs à la recherche de cette femme de chambre facétieuse! Tu vas voir ce qu’elle prendre la bougresse!

Je finis par la trouver entièrement nue dans le dernier appartement, ça c’est joué à ça! Elle ouvre la porte, Elwë est caché sous le lit. Il n’y a plus qu’ à le choper et le mettre dans son sac. Et c’est parti, direction l’aéroport. Attention, la séquence « émotion »; On se sépare avec Georges, séance câlins avec Elwë à travers le hublot du sac. Fin des violons. Nan mais je rêve! Il n’y a pas moins de trois kilomètres de queue à la dépose bagage d’Air France! J’avise un choupinou qui apprend à se servir à un groupe d’aveugles le fonctionnement des bornes de retrait qu’il aurait le droit à une petite fellation s’il me fait passer devant tout le monde rapport au stress du matou.

Il s’empresse et en moins de deux minutes, je grille tout le monde et passe même devant les classes Business sous vos applaudissements. Comme toutes les stars planétaires, vous savez ce que c’est, on a tous des hauts et des bas. A Barcelone, on ne peut pas payer la place du chat à la dépose bagage! Il faut aller au guichet vente des billets AF tout au fond à droite. Ma valise est bien partie, mon billet est bien imprimé mais pas celui du chat! Bon qu’on se dit. S’il n’y a plus que ça à faire. On y va. Juste une personne au guichet. Un charlot en Vuitton et casquette de racaille sur la tête devant moi. Et ça traîne, ça traîne, ça discute, ça négocie! Et puis, il fait signe à son pote de le rejoindre. Un beau gosse mauvais genre, en blouson, avec encore un sac Vuitton. Et là je les vois sortir de leurs besaces Vuitton respectives des liasses de billets! Ils payent en espèce ces gros nazes!

Une fois mon billet acheté, je retourne aux bagages mais là le vol de 16h00 est prioritaire. Je dois me mettre sur le côté et patienter jusqu’à ce qu’une gentille dame me fasse un signe. Et hop, je repasse devant le peuple et c’est fini. Entre temps Georges me textote qu’il est porte B. Oui, oui espèce de frimeur, on arrive!

Enfin c’est vite dit! Là c’est l’épisode le plus douloureux de mes vacances. Le passage de la douane! Si à l’aller je n’ai pas réellement compris qu’Elwë est passé sous les rayons X c’est que j’avais trop la trouille de devoir le sortir de son sac et courir après lui jusqu’à la fin des temps dans tous les coins et recoins de Charles De Gaulle (L’aéroport, hein!) Mais là, la dame (que je remercierai toute ma vie d’avoir insister) me fait comprendre que les rayons X c’est pas bon pour la santé d’Elwë. Gloups! Je dois me résigner à le sortir de son sac. Et je prie tous les Saints du Paradis homosexuel pour qu’Elwë ne s’échappe pas.

Il a fallu l’aide de la dame pour le faire sortir du sac mon bébé. Il s’était arcbouté de toutes ses forces sur la paroi et plus je tirais, plus le sac reculait. Enfin, il arrive dans mes bras et se met en boule la plus petite possible (plus petite y avait pas) et se cache la tête sous mon bras et ne bouge plus. On passe sous le portique sans encombre mais après c’est la folie. Pendant qu’Elwë est agrippé à moi, je dois récupérer son sac que les agents ont entièrement démonté ces gros cons, l’ordinateur portable qui a glissé de sa sacoche de protection, le sac du portable, la bannette avec mon nifone, ma montre, les pièces de monnaie, et ma ceinture. Bordel, je dois écarter les jambes pour empêcher le jean de descendre plus bas et je ne lâche toujours pas Elwë.

Je ne vais jamais y arriver et les autres bagages à main qui déboulent sur le tapis roulant et pas un seul voyageur qui viendrait me filer un coup de main. Finalement je glisse le chat dans son sac dont les armatures sont désossées. Récupère tout mon bordel et ma dignité par la même occasion. Elwë se fout au fond du sac et ne bouge plus. Pas un miaulement, mon chat est tétanisé. Air France va se prendre un procès au cul bien sévère! Faut pas déconner non plus!

Heureusement on retrouve notre Georges à la porte B, on se calme, on va pisser un coup car les émotions moi ça me titille la vessie! Et puis on embarque. Tout va bien. Ni le steward ni les hôtesses de l’air n’exigent qu’Elwë voyage par terre. Je le garde donc sur mes genoux pendant tout le voyage. Ma voisine est toute menue et le sac du chat ne la gêne pas. Tout va bien! Même la dame de l’autre côté de l’allée lira un journal grand format où est détaillé par le menu, schéma à l’appui pour ceux qui n’arrivent pas à lire les petites lettres, toutes les étapes du crash du vol AF447 Rio-Paris.

C’est quand je suis dans les toilettes que bien évidemment le pilote décide de traverser une zone de turbulence. Il allait enfoncer la porte juste au moment où je sortais. Je l’ai calmé et je lui ai dit au steward que je saurai retrouver mon chemin tout seul. Merki! Je récupère mon Elwë et puis d’un coup je le sens qu’il se lève. Je regarde. Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! Mon bébé bave, fait des bulles comme s’il avait la rage. Il a le regard tout vitreux. J’essaye de l’essuyer avec des mouchoirs en papier, il bougonne et continue de faire de la mousse.

J’essuie le tee-shirt tout mouillé et son doudou que j’avais mis dans son panier, retourne un coin. Il se calme et à force de le caresser il finit par s’endormir. Et puis il a une deuxième crise. Moins impressionnante que la première et ce coup ci, il se laisse faire quand je lui essuie sa tronche. Ça passe. Ça passe d’autant plus facilement que ma petite voisine a eu la bonne idée de sortir son sandwich. J’ai retrouvé mon Elwë l’œil vif et les narines frémissantes; Ok mon petit loup, tu n’es plus malade. Oouuuf!

Générique de fin!

Message perso pour Georges : Maintenant ça suffit, tu rends la deuxième balle d’Elwë. On ne la trouve pas et on l’a bien cherché partout.

~ par PascalR sur 02/08/2011.

18 Réponses to “Le film catastrophe de l’été”

  1. quel talent !

  2. De la bave, de la mousse, l’oeil vitreux… Tu lui a donné à manger après minuit c’est ça ? ^^

  3. Tout est bien qui finit bien… mais je crois que ton Elwë préféré il aurait sérieusement besoin d’une petite manucure. Quelles griffes !

  4. @bebel : N’est ce pas !
    @TM : Ha non, j’en suis certain, le véto m’a bien en garde la dessus!
    @bibiweb : Et moi je n’ai pas ne seule griffe sur les mains. Va falloir que je sois courageux…

  5. Quelle aventure! Un vrai scénario de cinéma

  6. Je croyais que tu lui avais fait retiré les balles depuis belle lurette à Elwë. Georges est un pervers.

  7. Quelle forme ! Quels sens du récit ! Tu es dopé à la taurine (olé – au lait) ?
    Tu as vraiment un chat magnifique, je pense qu’il est promis d’ici peu à une carrière de mannequin internationnale.
    Par contre c’est quoi cette photo de Môsieur R toute droit sortie du fichier d’interpol ?
    Courage pour cette reprise….

  8. @Mers : Oui ma vie est a-b-s-o-l-u-m-e-n-t fabuleuse!
    @ditom : C’est pas moi qui lui ait coupé les roupettes je t’ai déjà dit! Et je confirme bien, Georges est un pervers, fourbe qui a voulu kidnapper mon chat!
    @didierR : Je suis magnifique aussi d’ailleurs je m’entraine à sourire sur cette nouvelle photo :o)

  9. Pauvre petit il a perdu sa balle… Ce n’est pas moi qui l’ai prise Pascal.
    Par contre tu n’as pas perdu les souris au moins, car il les adore!
    Et je ne suis pas un pervers sinon…

  10. @G L : Non non les petites souris, on les a bien ramenées. Elles sont crô crô belles!

  11. Sans chat c’est déjà une vraie catastrophe de se rhabiller alors que les autres sacs déboulent sur le tapis, mais là franchement la description que tu en fais est si réelle que le cauchemar est palpable.
    Pauvre Elwé. Et oui c’est quoi cette photo :O

  12. @Valérie : Ce que j’ai vécu c’est rien mais mon Elwë blotti contre moi sa tête enfoui sous mon aisselle il a du avoir une trouille horrible. Je m’en veux un peu du coup mais en contre partie il a adoré ses vacances (jeux, câlins, glissades sans fin sur le dallage, mur vitré le nez collé au carreau, etc.) Et c’est bien ma tête à moi sur le quai du métro qui s’entraîne à sourire :o))

  13. Pour l’adaptation du roman à Hollywood, tu préfères qui dans ton rôle ? Ashton Kutcher, Leonardo di Caprio, Brad Pitt, James Franco ? :-)

  14. Sinon, j’avais pensé à Jeff Stryker, aussi… :-D

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