Quand ça veut pas, ça veut pas


Il y a des jours et des semaines comme ça où rien ne s’emboite correctement. J’en veux pour preuve la semaine 14 où j’ai reçu par courrier une notification des MDPH* qui me refusent la prise en charge de mes prothèses audio sans renier ma qualité de travailleur handicapé pour autant. Je n’ai pas tout compris alors que j’avais bien pris le soin via un échange de courriers conséquent avec tous leurs services, de tout faire valider. Las! La prise en charge des prothèses ne peut se faire qu’avant l’équipement. Comme je suis déjà appareillé, ma demande ne peut aboutir. Donc si une de mes prothèses tombe en panne, je devrais refaire toute la chaine de validation avec tests audiométriques, présenter le refus de prise en charge de la sécurité sociale, etc.


La semaine 14 est aussi la semaine où j’ai reçu la non prise en charge de mon CIF** alors que l’école m’accueille bras grands ouverts après tests réussis haut la main et que mon boss est aussi d’accord pour ce congé individuel de formation. L’enveloppe budgétaire aurait explosée à cause de mon « gros » salaire. Un recours est possible pour obtenir ce financement mais je n’y crois pas du tout, du tout. Ma seconde chance est de re-postuler pour la même formation en septembre 2013. C’est fait mais j’ai du mal à avaler ce contretemps avec le sourire. Et non je n’ai pas les lèvres gercées.


C’est également cette semaine que ma DG a validé la signature d’un gros contrat avec un prestataire que je lui avais préalablement et vivement déconseillé. L’impression que ma voix n’est pas écoutée que je prêche dans le désert et l’appréhension de devoir porter pendant au moins deux années consécutives un projet sur lequel je sais d’avance qu’on va se planter m’ont fait monter des larmes aux yeux. Ho pas beaucoup hein! Mais le mouvement intérieur est bien celui là.


Alors je pensais me refaire une petite santé pépère la semaine suivante, la 15 donc, chez Maman avec mon chat Elwë*** sous le bras. Je savais qu’on devait réparer la batterie de la voiture de mon père qui se décharge toute seule rapport au fait qu’elle n’est plus tellement utilisée. Mon frère étant arrivé le vendredi, il a pris en charge la défaillance de l’auto. Mais le samedi on a trouvé le moyen de faire péter le disjoncteur général électrique de la maison. Cela veut dire, qu’on n’a plus de chauffage, plus de lumière et que le stock annuel de barbaque congelée dans le congélateur au sous sol doit être cuisiné dans les 24 heures.


Je ne vous raconte pas la panique. En même temps le truc bien, c’est que lorsqu’il y a un gros pépin au sein d’une équipe, c’est qu’au lieu de me prendre la tête à deux mains en psalmodiant des « Han mon dieu c’est la catastrophe, on va tous mourir! » je reste étrangement serein pour préserver un bon ratio de personnel à tendance zen. Je dédramatise au possible en me focalisant uniquement sur les actions concrètes à mener pour remédier aux problèmes et je prie intérieurement très très fort que mon frangin ne pète pas un câble.


Et fort heureusement pour vous, la solution est venue d’elle même sans aucune tentative de suicide à notre actif (passif ?) Le bouton poussoir du transformateur a réussi à se réenclencher tout seul comme un grand. L’avis d’un voisin électricien de métier nous a par ailleurs rassurés que non, il était inutile de refaire toute l’installation électrique de la maison. On l’a échappé belle !


Donc Vendredi on a remis en état la voiture qui sert à l’approvisionnement de Maman en semaine. Samedi on a remis l’électricité et ce n’est que Dimanche qu’on a failli tous mourir intoxiqués au monoxyde de carbone. L’alarme de détection du gaz mortel du chauffe eau s’est mise à hurler dans la maison entrainant une certaine vague de panique dans son sillage. Ceci dit, ce n’est pas parce qu’on réussit à stopper l’alarme en appuyant au hasard sur tous les boutons du machin qu’on a résolu le problème, hein!


C’était bien le jour de la grosse galère qui s’est invité dans ce weekend qui s’annonçait plutôt sereinement. Dimanche de Pâques avec son lundi férié dans la foulée n’augurait rien de bon dans nos chances d’être dépannés rapidement. C’est le début pour ma mère d’une existence sans eau chaude courante pour faire la vaisselle et sa toilette. Parce que le coup de faire chauffer des casseroles d’eau ça va bien cinq minutes mais là elle entame sa deuxième semaine moyennement confortable.


Alors si vous connaissez quelqu’un de discret et efficace, pas trop cher dans la région de La Ciotat pour accepter un contrat de type homicide involontaire, je suis preneur. Le propriétaire de ma mère y réside. Il va tout faire pour ne pas recevoir le devis de remplacement du chauffe eau, faire trainer le plus longtemps possible pour être finalement acculé à un procès qui va durer plusieurs mois (comme ce fût le cas pour le remplacement de la chaudière il y a quelques années de cela) Mon frère et moi sommes déterminés à ne pas être emmerdés par ce gros connard et priver ma mère d’eau chaude à tous les étages pendant six mois.


Merci.

*MDPH : Maisons Départementales des Personnes Handicapées

** CIF : Congé individuel de Formation

*** Elwë : le plus beau chat du monde

~ par PascalR sur 17/04/2012.

19 Réponses to “Quand ça veut pas, ça veut pas”

  1. C’est marrant comme je retrouve le moral d’un seul coup …
    (…mais je compatis un peu quand même.) ^^

  2. Oouuh laaa!
    L’assurance locataire de ta Maman peut pas intervenir?

    Dommage pour ta formation… mais en avoir un « gros » finit toujours par se payer!

    Tu sais ce qu’on dit (surtout en Normandie): après la pluie, le beau temps!

    (ps: t’es vite rentré au calme dis donc…)

  3. Ouf! Et Elwë, lui, il s’est remis de l’absence d’eau chaude?

  4. Faire vivre une galère pareille à Elwë ! J’appelle immédiatement la DDCS.

  5. @MArC-Us : Ca fera 100 euro merci.
    @arbrav : ‘tete ben qu’oui, ‘tete ben qu’non :o)
    @Doréus : Complètement remis. Lui ce qu’il aime c’est le bain de lait d’ânesse !

  6. Et ben mon pauvre c’est pas drôle tout ça ! Vivement que tout rentre dans l’ordre pour ta maman, la pauvre.

    En parlant sous, suite à mon problème j’avais pris une semaine en arrêt de travail (la première en presque 20 ans) hier je reçois un courrier de la mutuelle, elle ne me remboursera rien car mon arrêt de travail est inférieur à la franchise… Donc voilà une semaine de salaire en moins ce mois-ci. Et la semaine dernière j’ai pas pris d’arrêt mais des vacances pour mon intervention heureusement. La prochaine fois, j’espère pas, je prendrai 3 semaines d’arrêt pour pouvoir être indemnisé.

    Des bise mon grand !

  7. avoir autant de tuiles qui t’arrive d’un coup alors que tant de blogueurs rament pour avoir des trucs à raconter ça me parait pas très équitable. Je vais faire un courrier à la DGCCRF.

  8. ah oui quand même ! alors il faut prioriser sous peine de « burn out »… pas drôle tout ça entre « il faut que je sois malade plus longtemps pour ne pas me faire avoir  » (eh oui ! et après on va râler après le trou de la secu) , le cif refusé, les prothèses non prises en charge (ça c’est vraiment dégueulasse ces procédures pour dégoûter les gens) : je crois que le pire c’est l’alarme monoxyde et l’eau froide quand même… bon courage ; titre de ton prochain post « casser la gueule à ce connard de propriétaire » je crois des bisouilles

  9. @G L : C’est à ça que l’on peut uniquement apprécié les conventions collectives de ma boîte. Le salaire est maintenu quelque soit la durée de l’abscence maladie.
    @Joss : Mais vous faites bien mon grand et n’oubliez pas de lui parler des petits élastiques, là.
    @Laurence : Yes le prochain billet sera écrit de ma cellule \o/

  10. Tu es sûr que Elwë n’est pas un chat noir déguisé ? :)

  11. Seule consolation quand les contrariétés s’accumulent : elles passeront, si l’on prend les problèmes l’un après l’autre. Représenter tes dossiers, en te donnant le max de chances, etc…
    Ce qui va être le plus dur sera sans doute de retenir le « je l’avais bien dit » lorsque tes prédictions se réaliseront.
    Avis de professionnel : il n’est pas interdit de mettre le loyer sous séquestre pendant qu’on attend des réparations urgentes à charge du propriétaire. A partir de 40 jours d’inhabitabilité on peut même retenir purement et simplement le loyer. ça fait réfléchir en général.

    • Merci pour ton aide. Finalement au bout d’une semaine et demie, ma mère a de nouveau de l’eau chaude cet après midi.

  12. Pas trop tôt, cet après midi le chauffagiste a retrouvé comme par hasard des pièces de rechange qui n’étaient plus fabriquées. Un deuxième chauffagiste était sur place à ma demande pour faire un autre devis. Oui parce que 17oo,oo euro on trouvait que c’était un peu cher tout de même. Ils ont tenté leur chance, on va dire.
    On n’a pas de news du propriétaire mais ca, ce n’est pas une surprise. Par contre demain il recevra un belle lettre en recommandé. Voilàaaaa

  13. Quand ça veut pas…
    La panne ou pas envie?

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